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Psychanalyse à Nantes |
Séminaires de recherche Archives de l'année 2006-2007
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1. " Le désir : vivre au-dessus de ses moyens psychiques".
Le travail de cette année aura pour but de revisiter les modalités selon lesquelles le désir se réorganise au décours de la cure et en vient à être orienté moins par sa satisfaction que par le manque des moyens psychiques qui garantiraient sa réalisation.
Séminaire animé par Bernard Brémond, le 1er jeudi du mois à 21h, soit:
7/09, 5/10, 9/11, 7/12, 4/01/2007, 1/02, 1/03, 3/05 et 7/06.
Au C.F.E.J.E., 102 rue Saint Jacques, Nantes.Pour s'inscrire : 02 40 20 50 79.
Ce séminaire s'inscrit dans le cadre des travaux et enseignements de l'association Analyse Freudienne, 39 avenue de la République, 75011 PARIS. Tél./fax : 01 43 57 10 90.
e-mail : analysefreudienne@noos.fr. Site web : www.analysefreudienne.com
Argument : C’est le désir qui fait loi pour le sujet de l’inconscient : divisé, il ex-site, hors des limites imposées ou acceptées auxquelles se plient les membres du groupe ou de la société. En ce sens, le désir fait objection aussi bien à tout altruisme qu’aux lois de la cité. Le désir ferait-il limite à la jouissance ?
« La loi morale n’est autre chose que le désir à l’état pur » (1).Pourtant, le complexe d’Œdipe fixe son cadre : pas de désir qui ne soit articulé à la loi.
Le langage en ordonne la structure : le besoin se dénature à passer par les défilés de la demande, et le désir s’en trouve causé par un objet depuis toujours déjà perdu. C’est l’insistance de la relation du sujet à l’objet perdu qui permet le désir ; d’où, l’angoisse plutôt que le bonheur à l’approche de cet objet cause.Rencontré dans l’expérience analytique, il ne saurait se confondre ni à l’insatisfaction hystérique, ni à l’impossibilité obsessionnelle, ni à l’angoisse phobique. En ce sens le désir, dès son origine, est contrarié.
Par conséquent, rien de plus étranger à la psychanalyse que l’idée d’un désir qui trouverait satisfaction dans l’obtention d’un objet, ou la visée d’un quelconque « défoulement », dont les vertus cathartiques viendraient faire antidote au refoulement des pulsions, au nom d’une libération du désir. Le désir n’est pas un désir d’objet, mais désir de désir, sexuel et langagier :
• sexuel : la sexualité n’a pas de sens. Le désir bien réel se construit avec les matériaux pulsionnels variables selon les caractéristiques soulignées par Freud.
• langagier : si le signifiant se montre inapte à inscrire dans l’inconscient la différence comme telle, le problème est d’articuler deux manques, celui que la sexualité apporte au cœur du vivant et celui du signifiant manquant lié à la parole.La psychanalyse n’annonce aucun nouvel hédonisme. Elle ne saurait non plus se réduire à une ascèse, n’en déplaise à ceux qui voudraient lui assigner la promotion d’une éthique du désir qui serait rassurante, qui viendrait se substituer aux repères moraux disparus.
« La seule chose dont on puisse être coupable c’est d’avoir cédé sur son désir » (2).En revanche le désir d’analyste a une place à tenir à l’égard des objets : sa fonction n’est autre que celle d’assurer une place vide de toute identification, de telle sorte que le sujet puisse déployer son parcours dans la structure. La cure opère avec le désir, et elle en produit des remaniements en s’opposant à toute collusion imaginaire par identification au trait.
Notre travail de cette année aura pour but de revisiter les modalités selon lesquelles le désir se réorganise au décours de la cure et en vient à être orienté moins par sa satisfaction que par le manque des moyens psychiques qui garantiraient sa réalisation.
(1) J. Lacan : Séminaire XI, Les quatre concepts…, Le Seuil, p 247
(2) J. Lacan : L’éthique de la psychanalyse livre VII, Le Seuil, p 370
2. « clinique du lien social contemporain »
La "volonté
de jouissance" caractérise le lien social contemporain, et la perversion
dite ordinaire des sujets qui en atteste, dans l'évitement de la rencontre
avec le régime de la métaphore.
Si la clinique contemporaine en décline les effets, dans le narcissisme,
l'hédonisme ou les addictions de ces sujets qui veulent jouir à
tout prix, elle révèle une autre face, inversée : celle,
dépressive, de ces sujets qui se signalent par un évitement radical
du désir et de l'agir. Comment comprendre cette position et la mobiliser
dans la direction de la cure?
Nous poursuivons cette année cet "état des lieux" du
sujet contemporain à travers la lecture de deux ouvrages:
-" Dépression, la grande névrose contemporaine" de R.Chemama (Erès 2006)
( Référence également à "Clivage et modernité" de R.Chemama". Erès 2003)
- "Comment taire le sujet ?" de S.Lesourd ( Erès 2006)
Lieu: CFEJE, 102 rue St Jacques
( face Hôpital St Jacques), une fois par mois le vendredi à 20
H 30, à partir de fin septembre.
Contacter Jeanine
Pirard-Le Poupon / tél. 02 40 89 61 34 / e-mail : jrpirard@wanadoo.fr.
Ce séminaire s'inscrit dans le cadre des activités de l'Ecole psychanalytique de Bretagne (Ecole régionale de l’Association Lacanienne Internationale, A.L.I.). Site internet : http://www.psychanalyse-bretagne.com / e-mail : EPSYB@wanadoo.fr).
3. «
Les questions actuelles en institutions de soin, en référence
à la psychothérapie institutionnelle »
Séminaire
animé par Françoise Raux-Filio et Guy Rousseau.
3ème mercredi de chaque mois de 21h à 22h30.
Pour participer, contacter l’association Klinikè (Faculté
des sciences humaines, Chemin de la Censive du tertre, BP 81227, 44312 Nantes
cedex 03).
4. « Lieux pour dire »
Groupe de recherche.
A partir de l’expérience clinique des « lieux pour dire »,
repérer le travail de civilisation, dont parle Freud, mené par
les institutions de soin pour enfants autistes et psychotiques. Echanger et
partager ces expériences, confrontées à la mutation du
lien social.
Réunion un dimanche par trimestre.
Contact : Guy Rousseau,
Centre Guénouvry,
17 rue Sainte Anne, 44290 Guénouvry.
Tél. 02 40 79 23 11. Courriel : rousseau.guenouvry@wanadoo.fr.
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